Chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans la Cité...

dans cette société dans laquelle il vit. Volontaires ou pas, nos actions et choix impacterons notre environnement et, vu que nous vivons sur une ile, nous en verrons souvent rapidement les effets.

Pour certains ça se joue au hasard des occasions ou de leurs humeurs mais pour d’autres, c’est le fruit d’une prise de conscience, une vocation, une vision qui définit jusqu’à leurs identités.

J’ai l’immense plaisir aujourd’hui de rencontrer l’exemple citoyen par excellence : Le corps des sapeurs-pompiers de Saint Pierre. Même les enfants vous le diront, personne ne peut mieux incarner les valeurs d’engagement et de service à la collectivité !

« Courage et Dévouement » : Les débuts héroïques 

La devise de la caserne de notre chef-lieu nous rappelle leur quotidien mais, au regard de leur histoire, elle est méritée depuis longtemps.

Le 22 Avril 1964 un énorme incendie démarre dans 2 librairies de la Rue des Bons Enfants et se propage aux magasins de stockage avoisinants. Dans l’urgence, le Maire fait appel aux employés communaux les plus sportifs et maitrise le feu malgré un équipement rudimentaire.

Deux jours après, il convoque 18 d’entre eux parmi les plus physiques pour un stage de formation. 16 seront confirmés : le 1er corps de sapeur pompiers communal de St Pierre était né dans des conditions très difficile.

Il faut se rappeler que bon nombre de maisons était en bois, voir en paille, et que les gens s’éclairaient encore à la bougie ou la lampe à pétrole. Pas de téléphone portable, ni même de radio, les pompiers travaillent alors à un rythme soutenu et l’équipement arrive peu à peu. La première caserne s’installe à l’emplacement de l’actuel hôtel de police, à côté de la mairie, suivie de la première ambulance.

La nouvelle caserne de Terre sainte… Des pompiers qui déménagent !

C’est en 1986 que les pompiers viennent s’installer Rue Désiré Barquisseau. Plus fonctionnelle à l’époque, cette caserne a été conçue pour 7 personnes. Aujourd’hui le SDIS 974 y réside toujours avec 18 pompiers de garde et une dizaine de personnes à l’administratif. Il faut ajouter que le développement urbain ne permet plus l’implantation en centre-ville :

« Nous sommes voisin de la préfecture, d’églises, de mosquées et d’écoles. Outre les nuisances sonores, c’est devenu très difficile de travailler aux heures de pointe ! »

« Depuis 1990 et la départementalisation, nous ne sommes plus gérés par la mairie mais par la région. Ça a permis de mutualiser les moyens et c’est très bien. Il ne faut cependant pas oublier de dire que ça faisait 30 ans qu’on rêvait d’une nouvelle caserne et que c’est Michel Fontaine et son équipe qui l’a permis ! »

Le nouveau centre de secours se situe à proximité de la RN2, dans la ZAC Océan Indien à Terre-Sainte sur un terrain de 6 180 M2 mis à disposition par la Commune Saint Pierroise. Cette dernière en a également assuré la maitrise d’ouvrage, assistée des architectes Jean-Louis Fabry et Mathias Giraud.

Le résultat est moderne et fonctionnel pour des conditions de travail et de confort optimum. Il prévoit du couchage jusqu’à 73 pompiers de garde en simultané sur un site modulable ou tous les développements restent possible.

« Avec un des plus gros bassins de population de La Réunion, plus de 5000 interventions par an, j’estime que la ville de Saint Pierre va avoir la caserne qu’elle mérite ! »

Soldat du feu : « … Entre passion et vocation »

« A l’époque, nous faisions 80% d’incendies et 20% de secours à personnes… Aujourd’hui c’est l’inverse… Notre mission c’est la protection des personnes, des biens, de l’environnement et des animaux ! »

« Nous sommes la 3ième génération de pompiers à St Pierre. Aujourd’hui, nous sommes tous formé au secours à personnes, nous sommes capables d’être les yeux du médecin et de prendre en charge les premiers soins. Pour le reste, chaque équipe d’intervention est composée de spécialistes… »

« On a autant de variétés que le GRIMP (groupes d’intervention et recherche en milieu périlleux), la cynotechnique pour les maitres-chiens/sauvetage et déblaiement, le SAV (sauvetage aquatique), les spécialités poids lourd (hors chemin, bateau et grande échelle), le détachement d’intervention héliporté, les feux de forêts, les risques chimiques et techniques, les risque radiologiques ou les toxiques… Pour finir on a les nouvelles missions spécifiques comme le NAC pour les « nouveaux animaux de compagnie » ou l’appui de moyens extérieurs comme les DASH, ces avions très approprié à la topographie de la Réunion. »

Le mot de la fin, le centre de secours de St Pierre a voulu le laisser au volontariat en la personne de Nicolas Sparton : « Je suis pompier volontaire depuis 2011. Après avoir été secouriste dans l’armée j’ai cherché ma voie et ça m’a conforté dans ma vocation qui est de secourir la population, aider le public. Depuis je suis devenu infirmier à l’hôpital de St Pierre mais je continue à monter 3 gardes de 24 heures par mois en plus de mon travail. »

« J’aurais pu arrêter mais on peut dire que c’est devenu un besoin, une passion. C’est une école de vie et une expérience incroyable. On y apprend à aimer la population, la vie et on se sent utile. J’espère encourager les jeunes à suivre mon exemple et leur dit : Sauvez des vies, devenez pompiers volontaires ! »

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