Globice, Globule, Global....

 

Comment faire rentrer 4 éléphants dans une voiture ? Réponse : 2 devant et 2 derrière. Cette blague de cours d’école résume bien notre problématique rédactionnelle : comment faire rentrer 16 années d’expertise de Globice, sur les cétacés qui fréquentent nos eaux, dans un quart de page ?  Réponse tentée : avec 3 G…

Globice, globule, global. Non, ce titre n’est pas un sort invoqué par Harry Potter. Mais l’initiale commune G de ces trois mots nous aidera à résumer l’étendue des actions engagées par ces passionnés de l’association réunionnaise en faveur des mammifères marins.

GLOBICE

Née en 2001, l’association composée de bénévoles et de salariés a pour objet « l’étude et la conservation des cétacés dans l’océan Indien », précise Laurent Mouysset le responsable du programme de sensibilisation. Si, à l’origine, la rencontre subaquatique avec les animaux dans leur milieu naturel constituait la majeure partie de leurs sorties, progressivement la partie terrestre d’information et de prévention a pris l’ascendant.

Par son niveau d’expertise sur les cétacés, Globice a proposé aux pouvoirs publics la Charte d’approche, autrement dit un code de bonne conduite de navigation dans les zones fréquentées par les baleines. Reprise et institutionnalisée par les services de l’Etat, la charte s’étend à présent à tous les cétacés et tortues. Voilà de la sensibilisation efficace, du lourd, comme Moby Dick !

GLOBULE

Son expertise, Globice la puise aujourd’hui dans ses activités scientifiques. Les interminables heures d’observation passées en mer servent à la collecte de données sur les tous les cétacés présents autour de La Réunion. Recensement et suivi des populations par balises satellites Argos, détermination des espèces et de leurs habitudes : tout ceci alimente la production de connaissances sur les mammifères marins. « Autour de La Réunion, sur une trentaine d’espèces de cétacés décrites, 21 ont été validées par Globice. Il en reste encore 9 à observer », confie Laurent Mouysset. On dirait le jeu des 7 erreurs : les deux dernières on peine à les trouver !

Parallèlement, quantités d’analyses biologiques sont menées, qui renseignent à la fois sur l’état du milieu d’évolution des cétacés et sur leur santé. De là à dire que les globules de nos grands animaux patrimoniaux révèlent des concentrations alarmantes en pesticides et métaux lourds en tout genre… il n’y a malheureusement qu’un pas, franchi allègrement par l’usage de la loupe binoculaire.

GLOBAL

L’association réunionnaise dispose d’une renommée qui dépasse aujourd'hui les frontières de La Réunion. Violaine Dulau, directrice scientifique de Globice, coordonne un réseau de chercheurs de l'Océan Indien ( consortium INDOCET), aux côtés d'autres associations comme CETAMADA et MEGAPTERA. Plusieurs collaborations étroites sont tissées avec le monde universitaire, les organisations de protection de l'environnement et, excuser-nous du peu, l'illustre National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Ce qui fait de Globice une association locale à reconnaissance globale.

 

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