La Réserve Marine de La Réunion a pour vocation de fédérer ....

les acteurs institutionnels, les usagers et de la recherche scientifique sur l’espace marin. Elle est un outil indispensable à la mise en application des mesures de protection du milieu récifal de l’île !

Il faut remonter à 1982 pour que les rapports scientifiques sur la dégradation du récif corallien alertent l’Etat et les collectivités territoriales. Mais ce n’est qu’en 1997 que l’Association Parc Marin de La Réunion est créée pour mettre en place les mesures de protection et de sensibilisation indispensables à la survie des zones récifales.  Finalement, début 2007, 30 ans après que les premiers constats, la Réserve Marine de La Réunion voit le jour en remplacement du Parc Marin, sous le statut de Groupement d’Intérêt Public (GIP), disposant de prérogatives élargies pour imposer une réglementation des activités à l’intérieur du périmètre protégé.

 

UNE GESTION DÉLICATE

« Dans ce périmètre il y a beaucoup d’usages, on doit permettre le développement de ces nombreuses activités dans une perspective durable », rappelle Karine Pothin. Il faut donc fédérer les acteurs tout en organisant l’accès à la réserve, de façon que les enjeux économiques coïncident avec les enjeux de conservation. Pas si simple à gérer !

Tout n’est pas donc interdit, mais réglementé selon plusieurs paramètres (saison, type d’activité, spécificité des sites) comme l’explique la directrice : « Nous avons trois niveaux de protection. Un niveau général pour tout le périmètre. Ensuite un niveau de protection “renforcé“ : réglementation des activités nautiques et de pêche. Enfin, il y a un niveau de protection intégrale (avec une interdiction de toute activité) sur seulement 5% de la surface !».

Pour appliquer la réglementation, le GIP Réserve Marine surveille les sites, repère les infractions commises, et procède à des actions de prévention voire de verbalisation le cas échéant (80 procès verbaux dressés par an).

 

UN OUTIL PARTAGÉ

« En terme de compétences et de moyens on ne peut pas tout faire », précise la directrice. En effet, l’étendue du champ d’actions de la Réserve nécessite une structuration solide.  Dépendante du ministère de l’Environnement, elle est placée sous l’autorité directe du Préfet. Les Collectivités territoriales (Département, Région, TCO, communes de Saint-Paul, Saint-Leu et Trois-Bassins) complètent le Conseil d’administration financeur et décideur des orientations.

Concernant le groupe des autres acteurs impliqués, figurent un conseil scientifique consultatif composé de 15 experts indépendants ; un comité consultatif indépendant lui aussi, avec 48 membres représentant tous les usagers ayant un rapport avec la Réserve (élus, ligues de sport, associations de protection de l’environnement, autres scientifiques).

 

Démarche institutionnelle, scientifique et pédagogique, l’action du GIP Réserve Marine participe aux enjeux du Développement Durable à La Réunion. Son rôle fédérateur vise à élaborer les solutions concertées pour assurer la prospérité du patrimoine marin de l’île. Un patrimoine que nous devons respecter aujourd’hui pour que nos enfants en profitent demain. Nous pouvons tous être fiers de cette action réunionnaise qui sert déjà d’exemple au monde entier dans la gestion des écosystèmes en péril !

 

PARTENARIATS

Des partenaires scientifiques et professionnels : Université de La Réunion, Institut Régional du Développement (IRD), Comité des Pêches, Kelonia, Globice, Aquarium de Saint-Gilles, Hydro-Réunion, bureaux d’études, adhésion à WIOMSA (Western Indian Ocean Marine Science Association)

Des partenaires pédagogiques : Université de La Réunion, Rectorat d’Académie (réseau GRANDDIR), Agence française pour la Biodiversité (La Réunion est site pilote du label Aire marine éducative d’Outre-Mer avec les projets de classe de l’école primaire de Saint-Leu).

 

KARINE POTHIN ET SON EQUIPE

Réunionnaise, elle travaille dans l’environnement depuis 20 ans et dirige la Réserve Marine depuis 9 ans. Elle est titulaire d’un Doctorat en biologie marine, et secondée par une équipe composée de 2 personnels administratifs, 2 membres cellule scientifique, 3 acteurs sensibilisation et éducation, 5 chargés surveillance et police.

 

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